Le
bulletin de paye Tout employeur, y compris les personnes occupant
des employés de maison et des assistantes maternelles
est obligé de remettre un bulletin de paye
à tout salarié à chaque paiement
du salaire.
Le Code du travail ne soumet le bulletin de paie à
aucune condition de forme mais fixe un contenu obligatoire.
Le salarié doit conserver le bulletin de paie
sans limitation de durée : ceci doit être
précisé en caractères apparents
sur le bulletin de salaire. Les bulletins de paie
sont très utiles au salarié pour faire
valoir ses droits : reconstitution de carrière
au moment de la retraite, preuve du contrat de travail...
Les mentions obligatoires :
- le nom et l'adresse de l'employeur
- la référence de l'organisme auquel
l'employeur verse les cotisations de sécurité
sociale
- la convention collective applicable
- le nom et l'emploi du salarié ainsi que sa
position dans la classification conventionnelle qui
lui est applicable
- la période de paie et la date de paiement
- les heures de travail
- les dates de congé si la période de
congé est comprise dans la période de
la paie considérée
- les différents éléments de
la rémunération (brut et net)
- la nature et le montant des cotisations sociales
patronales et salariales (les cotisations patronales
peuvent être regroupées sur un récapitulatif
annuel).
Des mentions interdites
Le bulletin de paie ne doit comporter aucune mention
concernant l'exercice du droit de grève ou
l'activité de représentation des salariés.
Les sanctions en cas de non remise de bulletin de
paie ou de minoration du nombre d'heures effectuées
L'absence de remise de bulletin de paie ou de mentions
obligatoires, ou la preuve de mention interdite est
passible :
- soit d'une contravention de 3 ème classe
(amende d'un maximum de 450 euros),
- soit, si l'employeur s'est soustrait intentionnellement
à ces obligations, d'un délit de travail
dissimulé, passible de 2 ans de prison et/ou
30 000 Euros d'amende, ainsi que de peines complémentaires.
Le
certificat de travail Le certificat de travail atteste de l'emploi
occupé par le salarié dans l'entreprise.
A l'expiration de tout contrat de travail, l'employeur
est tenu de délivrer au salarié un certificat
de travail. Il doit être remis à la fin
du préavis exécuté ou non.
Les mentions obligatoires du certificat de travail
sont :
- la date d'entrée initiale du salarié
dans l'entreprise, sans tenir compte des changements
d'employeur ou de la forme juridique de l'entreprise
;
- la date de fin du préavis effectué
ou non;
- la nature de l'emploi ou des emplois successivement
occupés avec les périodes correspondantes.
Toutes les autres mentions sont facultatives et nécessitent
l'accord des 2 parties. Sont interdites toutes les
indications qui peuvent porter préjudice au
salarié ou être simplement tendancieuses.
L'attestation
ASSEDIC
Lors de la résiliation, de l'expiration
ou de la rupture du contrat de travail, l'employeur
doit délivrer au salarié l'attestation
nécessaire pour faire valoir ses droits au
chômage. Ce document est remis en même
temps que le certificat de travail et le dernier bulletin
de paie.
Le
reçu pour solde de tout compte
Le reçu pour solde de tout compte est
une attestation écrite, par laquelle le salarié
reconnaît avoir perçu la totalité
des sommes qui lui étaient dues.
Il n'a pas un caractère obligatoire Le salarié
peut refuser de signer le reçu pour solde de
tout compte ce qui ne dispense pas l'employeur de
lui verser les sommes qui lui sont dues. Si le salarié
accepte de signer ce reçu, il doit comporter
:
- la mention : "pour solde de tout compte"
entièrement écrite de la main du salarié
et suivie de sa signature ;
- le délai de 2 mois au delà duquel
le salarié ne peut plus contester le reçu.
Ce document est établi en double exemplaire
dont un est remis au salarié. Même après
avoir signé le reçu, le salarié
peut contester les sommes indiquées dans ce
document à condition de procéder à
la dénonciation dans les 2 mois à compter
de la signature, par lettre recommandée adressée
à l'employeur, en précisant les sommes
contestées. Le salarié peut alors demander,
devant le Conseil des Prud'hommes, un complément
de rémunération ou d'indemnité.
La remise du reçu pour solde de tout compte
La remise du reçu et le versement des sommes
dues ne peuvent être postérieures à
la date de fin du préavis, y compris si cette
date ne coÏncide pas avec celle habituelle de
la paie. Le reçu ne peut être remis avant
la lettre de notification du licenciement.
A qui s'adresser ? - Centre d'Information et d'Inspection sur la
Législation du Travail :
0 825 88 58 78 (appel inférieur à0,15
euros/minute)
- Inspection du travail (ici toutes les
coordonnées par département)
Source : Ministère de l'Emploi et de la solidarité.