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Qui est concerné ?
Tous les salariés qui travaillent
ou ont travaillé au contact de l'amiante.
Quelles sont les caractéristiques
?
Les fibres d'amiante lorsqu'elles
ont été inhalées sont, compte tenu
de leur dimension, de leur forme et de leur persistance,
très difficiles à éliminer par
l'organisme et comportent des risques pour la santé.
L'accumulation des fibres d'amiante dans l'organisme
est responsable de l'apparition de pathologies graves
, notamment pulmonaires.
Aussi des mesures strictes de prévention ont
été prises notamment s'agissant des personnes
qui travaillent en contact avec l'amiante.
Des interdictions récentes
Depuis le 1er janvier 1997, la fabrication,
la transformation, la mise en vente sur le marché
national et la cession à quelque titre que ce
soit, l'importation, l'exportation, la vente de produits
contenant de l'amiante et, notamment, l'amiante-ciment,
sont interdites.
Des exceptions en nombre très limité,
sont toutefois prévues temporairement.
La prévention contre les
risques liés à l'inhalation de poussières
d'amiante
Une réglementation stricte
fixe les conditions dans lesquelles la protection des
travailleurs doit être organisée dans l'entreprise.
Elle comporte des mesures générales (évaluation
des risques, information, formation.) et des obligations
complémentaires spécifiques aux différents
types d'activité (retrait et confinement d'amiante
en place, notamment dans les bâtiments, activités
et interventions sur des matériaux susceptibles
de libérer des fibres d'amiante).
Un suivi médical particulier
pendant la période d'activité professionnelle
Les salariés occupés
aux activités de fabrication, de retrait ou de
confinement de l'amiante sont soumis à une surveillance
médicale spéciale caractérisée
par :
- une vérification préalable de l'aptitude
médicale à l'affectation à un poste
exposé ou susceptible de l'être ;
- une surveillance accrue (investigations et examens
complémentaires)
- la tenue à jour par l'employeur de la liste
des salariés employés aux travaux de fabrication,
de transformation, de retrait ou de confinement de l'amiante
;
- une attestation d'exposition ;
- un dossier médical spécial à
conserver pendant 40 ans après la fin de l'exposition
au risque.
Un suivi médical particulier
après la période d'exposition ou d'activité
professionnelle
Les salariés suivis médicalement
pendant leur activité professionnelle bénéficient
également d'un suivi médical particulier
après la période d'exposition ou d'activité
professionnelle.
En cas de chômage ou de retraite,
l'ancien salarié peut bénéficier
sur présentation de son attestation d'exposition,
d'examens complémentaires pouvant être
pris en charge par la sécurité sociale.
La reconnaissance d'une maladie
à caractère professionnel
Le salarié malade doit demander
la reconnaissance du caractère professionnel
de sa maladie en déclarant à sa caisse
de sécurité sociale les symptômes
dont il est atteint. Cette reconnaissance permet au
salarié de bénéficier de prestations
spécifiques prévues par le Code de la
sécurité sociale alors que l'accident
ou la maladie non professionnels n'ouvrent droit qu'à
une indemnisation au titre de l'assurance maladie.
Un imprimé spécial est à remplir
et à adresser dans les 15 jours qui suivent l'arrêt
de travail ou le constat des symptômes par le
médecin de la caisse primaire d'assurance maladie,
accompagné d'un certificat médical.
La reconnaissance du caractère professionnel
d'une maladie n'est pas automatique. Le malade doit
satisfaire aux conditions prévues dans les tableaux
30 et 30bis concernant l'amiante.
La caisse notifie sa réponse après instruction
de la demande au salarié et à l'employeur.
Cette notification ouvre les délais pour d'éventuels
recours.
Où s'adresser ?
3615 INFOAMIANT
CHSCT, médecine du travail ou médecin
traitant
Caisse régionale d'assurance maladie
Association de défenses des victimes de l'amiante
(ANDEVA).
Références
Décret n°96-98 du 7 février
1996, arrêtés du 14 mai 1996 et du 24 décembre
1996
Décrets n°96-1132 etn°96-1133 du 24 décembre
1996, arrêtés des 6 et 13 décembre1996,
du 14 mai 1997
Décret n°97-855 du 12 septembre 1997
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