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Accidents du travail
Est concderné tout salarié victime d'un accident du travail ou atteint d'une maladie professionnelle résultant de son travail. Les victimes d'accident de trajet survenu entre le domicile et le lieu de travail et celles victimes d'un d'accident du travail ou d'une maladie professionnelle survenus au service d'un autre employeur bénéficient d'un autre régime.

d'infos sur
Harcèlement moral
Harcèlement sexuel
Sida
Amiante
Grossesse
Inaptitude
Maladies non-professionnelles



 Caractéristiques
Qui déclare ?
L'employeur a l'obligation de déclarer un accident de travail.
Le déclenchement de la procédure de reconnaissance d'une maladie professionnelle doit être initié par le salarié.


Suspension du contrat de travail
Pendant l'arrêt de travail suite à un accident de travail ou à une maladie professionnelle, le contrat de travail du salarié est suspendu. La durée de la période de suspension est prise en compte pour la détermination de tous les avantages légaux et conventionnels liés à l'ancienneté dans l'entreprise.
Le salarié bénéficie d'une priorité d'accès aux actions de formation professionnelle.


L'interdiction de résilier le contrat de travail pendant l'arrêt de travail
L'employeur ne peut licencier le salarié en contrat à durée indéterminée (sauf faute grave ou impossibilité de maintenir le contrat de travail pour un motif sans rapport avec l'accident ou la maladie professionnelle).
Il ne peut résilier le contrat à durée déterminée qu'en cas de faute grave ou de force majeure.
En dehors de ces hypothèses, la résiliation du contrat est nulle : le salarié peut saisir le conseil des prud'hommes pour demander sa réintégration ou des dommages et intérêts pour le préjudice subi.


La réintégration du salarié

Le salarié déclaré apte à reprendre son emploi par le médecin du travail doit retrouver son emploi ou un emploi similaire assorti d' une rémunération équivalente.
Les conséquences de l'accident ou de la maladie ne peuvent entraîner aucun retard de promotion ou d'avancement au sein de l'entreprise.
Si l'employeur refuse la réintégration, le salarié peut saisir le Conseil des prud'hommes.
Le tribunal saisi peut proposer la réintégration du salarié. A défaut de réintégration (refus de l'une ou l'autre des parties), le salarié a droit à une indemnité qui doit être au moins égale à 12 mois de salaire.


L'inaptitude du salarié : reclassement ou licenciement

Si le salarié est déclaré inapte à reprendre son emploi par le médecin du travail, l'employeur doit lui proposer un autre emploi approprié à ses capacités et similaire à l'ancien.
L'employeur dispose d'un délai d'un mois à compter de l'examen par le médecin du travail pour reclasser le salarié.

L'employeur peut licencier le salarié dans deux cas :
-le salarié refuse l'emploi proposé ;
-l'employeur justifie être dans l'impossibilité de reclasser le salarié et fait connaître au salarié le motif qui s'oppose au reclassement.
Dans ces deux hypothèses, l'employeur doit respecter la procédure de licenciement et verser au salarié une indemnité compensatrice de préavis et une indemnité spéciale de licenciement égale au double de l'indemnité légale de licenciement (sauf dispositions conventionnelles plus favorables).
Toutefois si le refus du salarié d'intégrer l'emploi proposé est jugé abusif, l'employeur n'a pas à verser l'indemnité spéciale de licenciement mais seulement l'indemnité légale de licenciement.
Si à l'issue du délai d'un mois, le salarié n'est pas reclassé ou s'il n'est pas licencié, l'employeur est tenu de lui verser le salaire correspondant à son ancien emploi.


Où s'adresser ?
- Caisse Primaire d'Assurance Maladie (CPAM)

Références
Articles L 122-32-1 et et l'article L 241-10-1 du Code du travail.





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