Le contrat de travail peut
prévoir une période d'essai, mais ce n'est pas une
obligation.
Lorsque la convention collective fixe une période d'essai
obligatoire, elle ne s'impose au salarié que si l'employeur
l'en a informé au moment de l'embauche ou s'il
lui a permis de prendre connaissance de la convention collective.
Une durée raisonnable
La durée de l'essai correspond
à la période nécessaire pour tester les capacités du salarié.
Elle doit être en rapport avec l'emploi et les responsabilités
exercées. Ainsi, si une période de 6 mois est concevable pour
un cadre, elle est excessive pour un emploi d'hôtesse-standardiste.
Le renouvellement de la période d'essai est possible à
condition que le salarié ait clairement donné son accord avant
la fin de la première période. La prolongation ne doit pas
avoir un caractère abusif et la période totale de l'essai
ne peut dépasser la durée maximale éventuellement fixée par
la convention collective.
Pour les salariés en contrat à durée déterminée, les salariés
intérimaires, les VRP, les assistants maternels et les apprentis,
la durée de l'essai est réglementée par la loi.
La possibilité de rompre
le contrat Pendant l'essai, le contrat
de travail peut être librement rompu par le salarié ou par
l'employeur, sans préavis ni indemnité. Les règles concernant
le licenciement ne s'appliquent pas.
Où s'adresser ?
- Inspection du travail
- Représentants du personnel
Références
Articles L 117-17, L 122-3-2, L 124-4-1, L 751-6 et L 773-7
du Code du travail.