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Le cumul de revenus

Dans quelle mesure peux-t'on cumuler une ou plusieurs activité(s) salariée(s) et le versement des allocations
de chômage ou des minima sociaux ?

d'infos sur
Travail illégal
Procédure
Période d'essai
Convention collective



Le cumul de revenus avec des allocations chômage ou des minima sociaux
 
Qui est concerné ?

Les salariés pevenu et souhaitant bénéficier d'allocations de chômage au titre de l'emrcevant un emploi perdu.

Quelles sont les caractéristiques ?
Le cumul partiel d'une activité réduite et de l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE)
Le demandeur d'emploi qui remplit les conditions d'ouverture des droits à l'ARE et qui exerce une activité occasionnelle ou réduite pour une durée inférieure ou égale à 136 heures par mois continue de percevoir cette allocation, sous réserve :
> qu'il conserve, après avoir perdu une partie de ses activités,
une ou plusieurs autres activités salariées lui procurant une rémunération mensuelle n'excédant pas 70 % des rémunérations brutes mensuelles perçues avant la perte d'une partie de ses activités,
> ou qu'il reprenne, postérieurement à la perte de ses activités,
une activité salariée lui procurant une rémunération mensuelle n'excédant pas 70 % des rémunérations brutes mensuelles prises
en compte pour le calcul de l'indemnisation.


Par ailleurs, le demandeur d'emploi doit :
- déclarer être toujours à la recherche d'un emploi et donc rester inscrit comme demandeur d'emploi ;
- informer dans les 72 heures l'ANPE de l'exercice d'une activité et reporter son activité sur sa déclaration de situation mensuelle. Les activités considérées sont celles exercées en France ou à l'étranger, déclarées sur le document d'actualisation.
L'allocation est intégralement cumulable avec les revenus tirés de l'activité occasionnelle ou réduite conservée : l'allocation journalière est alors déterminée sur la base d'un salaire de référence composé des rémunérations de l'emploi perdu.
L'allocation est partiellement cumulable avec les revenus tirés de l'activité occasionnelle ou réduite reprise : les allocations cumulables sont déterminées à partir d'un nombre de jours indemnisables au cours d'un mois civil, égal à la différence entre le nombre de jours calendaires du mois et le nombre de jours correspondant au quotient des rémunérations brutes mensuelles par le salaire journalier de référence.
L'indemnisation est assurée pendant 18 mois, dans la limite de la durée calculée d'affiliation. Cette limite de 18 mois ne s'applique pas pour les allocataires âgés de 50 ans et plus et pour les titulaires d'un contrat emploi-solidarité.





Le cumul d'une activité réduite et de l'allocation d'insertion ou de l'allocation de solidarité spécifique
La rémunération tirée de l'exercice d'une activité professionnelle peut être cumulée avec le versement des allocations d'insertion et de solidarité spécifique pendant une durée de 12 mois à compter du début de cette activité dans les conditions suivantes :
- pendant les 6 premiers mois d'activité professionnelle, le nombre des allocations journalières est réduit (jusqu'à suppression éventuelle) dans la proportion de 40% du quotient :

Rémunération brute perçue 1/2 SMIC /Montant journalier de l'allocation

- du 7ème au 12ème mois civil suivant la reprise d'activité, le nombre des allocations journalières est réduit dans la proportion de 40% du quotient :
Rémunération brute perçue /Montant journalier de l'allocation


Si au terme de la période de 12 mois, le nombre total des heures travaillées n'atteint pas 750 heures, le bénéfice des allocations (montant calculé comme entre le 7ème et le 12ème mois civil) peut être maintenu si l'allocataire justifie s'être engagé dans un parcours d'insertion professionnelle. L'allocataire doit en formuler la demande avant l'expiration de la période de 12 mois auprès du préfet qui prend la décision. Ce versement cesse dès que le plafond de 750 heures est atteint.
La période de cumul, fixée à 12 mois, ne correspond pas obligatoirement à une période continue d'un an : le temps de cumul peut être discontinu et s'échelonner sur plus d'un an puisque le décompte s'opère en fonction des mois civils au cours desquels une activité professionnelle rémunérée a été effectivement exercée, indépendamment du nombre d'heures de travail effectuées par mois.


Les bénéficiaires d'un contrat emploi-solidarité ou d'un contrat d'insertion par l'activité dans les départements d'outre-mer peuvent cumuler partiellement les revenus procurés par ces activités avec l'allocation de solidarité spécifique pendant toute la durée du contrat.
Le nombre des allocations journalières est alors réduit dans la proportion de 60% du quotient :


Rémunération brute perçue /Montant journalier de l'allocation

Date d'effet
Ces règles de cumul de l'allocation d'insertion ou de l'allocation de solidarité spécifique avec des revenus d'activité sont applicables aux cumuls :
- résultant d'une activité professionnelle exercée pour la première fois depuis l'admission de l'allocataire au bénéfice de l'allocation de solidarité spécifique ou de l'allocation d'insertion à compter du 20 novembre 2001,
- en cours au 20 novembre 2001 lorsque, au titre d'une même admission à l'allocation de solidarité spécifique ou à l'allocation d'insertion, la durée d'exercice de l'activité professionnelle n'a pas excédé 92 jours avant cette date.
Elles s'appliquent aux opérations de liquidation des prestations effectuées à compter du 1er décembre 2001.





Le cumul du revenu minimum d'insertion (RMI) ou de l'allocation de parent isolé (API) avec des revenus d'activité professionnelle

Du cumul intégral...
Si en cours de versement du RMI, l'allocataire, son conjoint, concubin, partenaire lié par un pacte civil de solidarité (PACS) ou l'une des personnes à charge commence à exercer une activité salariée ou à suivre une formation rémunérée, les revenus procurés à l'intéressé sont intégralement cumulables avec le RMI jusqu'à la 1ère révision trimestrielle suivant le changement de situation.

...au cumul partiel
Ensuite lors de la 1ère révision trimestrielle, un abattement de 100% est appliqué sur la moyenne mensuelle des revenus du trimestre précédent pour tenir compte des situations où le cumul intégral antérieur n'a pas atteint trois mois.
Pour la liquidation des trois trimestres suivants, le montant de l'allocation est réduit de 50% du revenu d'activité.




Les allocataires du RMI titulaires d'un contrat emploi solidarité ou un contrat d'insertion par l'activité

La rémunération perçue au titre du CES ou d'un CIA est cumulable, totalement, puis partiellement avec l'allocation de RMI.
En effet, les rémunérations procurées par un de ces contrats font l'objet d'un abattement de 33% du montant du RMI, à partir de la première révision trimestrielle qui suit le début du CES ou du CIA. Cet abattement est égal à 133,85 € en métropole et dans les départements d'outre-mer, selon les montants en vigueur au 1er janvier 2002.
A noter : depuis le 1er janvier 2002, le montant du RMI est identique en métropole et dans les départements d'outre-mer.


L'abattement s'applique de la première révision trimestrielle qui suit le début du CES ou du CIA jusqu'au dernier jour du trimestre qui suit celui pendant lequel a pris fin le contrat :
- au cours du 1er trimestre qui suit le début du CES, l'abattement est calculé sur la moyenne mensuelle des revenus perçus au cours du trimestre précédent,
- au cours des trimestres suivants, l'abattement de 33% est calculé sur les revenus mensuels.
Ces abattements s'appliquent isolément à la rémunération perçue par chaque bénéficiaire.


Date d'effet
Ces règles de cumul du RMI ou de l'API avec des revenus d'activité sont applicables aux cumuls :
- résultant d'une activité professionnelle exercée pour la première fois depuis l'admission de l'allocataire au bénéfice de l'allocation de solidarité spécifique ou de l'allocation d'insertion à compter du 20 novembre 2001,
- en cours au 20 novembre 2001 lorsque, au titre d'une même admission à l'allocation de solidarité spécifique ou à l'allocation d'insertion, la durée d'exercice de l'activité professionnelle n'a pas excédé 92 jours avant cette date.
Elles s'appliquent aux opérations de liquidation des prestations effectuées à compter du 1er décembre 2001.



Où s'adresser ?

- Agence Locale pour l'Emploi (ANPE);
- Assédic.

Références
Article L 351-20 du Code du travail
Articles R 351-35 à 38 du Code du travail.
Décret n°2001-1078 du 16 novembre 2001.


Source : Ministère du travail et de la solidarité




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