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Qui est concerné ?
Les employeurs affiliés à l'Unédic
et les entreprises de pêche maritime à l'exception des
entreprises ayant licencié pour raison économique dans les
6 mois précédant l'embauche.
Sont donc concernés :
- les établissements industriels et commerciaux ou agricoles
ainsi que les groupements d'employeurs ;
- les offices publics ministériels, les professions libérales,
les sociétés civiles, les syndicats professionnels et les
associations ;
- les établissements publics industriels et commerciaux, les
sociétés d'économie mixte et les entreprises nationales.
Sont exclus :
- les employeurs du secteur public, l'Etat, les collectivités
territoriales et les établissements publics administratifs
- les particuliers employeurs.
Dans les DOM et à Saint-Pierre-et-Miquelon, le contrat d'accès
à l'emploi remplace le CIE.
Les bénéficiaires
- les personnes inscrites comme demandeurs
d'emploi depuis au moins 24 mois durant les 36 mois précédant
l'embauche
- les personnes âgées de plus de 50 ans et inscrites comme
demandeurs d'emploi depuis au moins 12 mois dans les 18
mois précédant l'embauche
- les personnes résidant dans les zones urbaines sensibles
(ZUS) et inscrites comme demandeurs d'emploi depuis au
moins 12 mois dans les 18 mois précédant l'embauche
- les bénéficiaires du revenu minimum d'insertion, de
l'allocation spécifique de solidarité ou de l'allocation
de parent isolé
- les travailleurs handicapés et assimilés (article L323-1
du Code du travail)
- les détenus ou anciens détenus rencontrant des difficulté
particulières d'accès à l'emploi.
- les personnes qui ne remplissent pas l'une de ces conditions
et qui rencontrent, du fait de leur âge, de leur situation
sociale ou familiale, de graves difficultés d'accès à
l'emploi.
A noter : Les ZUS sont caractérisées par la
présence de grands ensembles ou de quartiers d'habitat
dégradés et par un déséquilibre accentué entre l'habitat
et l'emploi. Elles comprennent certaines zones de redynamisation
urbaine (ZRU), confrontées à des difficultés particulières.
Les durées d'inscription comme demandeur
d'emploi exigées sont prolongées des périodes pendant
laquelle la personne suivait une formation, était en contrat
emploi solidarité, en contrat emploi consolidé ou en contrat
d'insertion par l'activité économique, ainsi que des
périodes d'arrêt maladie, maternité ou accident du travail.
Quelles sont les caractéristiques
?
L'aide à la formation
Si le salarié bénéficie d'une formation dans le cadre
de son contrat, l'Etat peut accorder à l'employeur
une aide forfaitaire de 7,62 € par heure de formation, versée
au terme de la formation sur présentation d'une attestation
signée par l'organisme de formation, l'employeur et
le salarié.
D'une durée comprise entre 200 et 400 heures, la formation
est dispensée pendant le temps de travail par un organisme
de formation.
L'aide au tutorat
L'employeur peut percevoir une aide forfaitaire de l'Etat
de 535 € versée à la fin du 12ème mois de contrat, au titre
du tutorat.
Le tutorat est réservé aux personnes en grandes difficultés
d'accès à l'emploi. Le tuteur, choisi parmi les salariés
de l'entreprise, a pour mission de faciliter l'insertion
de la personne embauchée dans l'établissement (accueil,
information, liaison avec l'organisme de formation le
cas échéant…). Il consacre au minimum 100 heures à cette mission
pendant la 1ère année du CIE.
L'aide forfaitaire de l'Etat
Le montant de l'aide varie selon
les catégories de bénéficiaires du CIE.
L'employeur reçoit 330 € par mois si le contrat
est conclu avec une personne :
- inscrite comme demandeur d'emploi depuis au moins 24
mois durant les 36 mois précédant l'embauche ;
- bénéficiaire du revenu minimum d'insertion, de l'allocation
spécifique de solidarité ou de l'allocation de parent
isolé ;
- travailleur handicapé ;
- détenu ou ancien détenu ;
- admise à titre exceptionnel à conclure un CIE.
Le montant est porté à 500 € par mois si le contrat
est conclu avec une personne :
- entre 50 et 65 ans, soit inscrite comme demandeur d'emploi
depuis au moins 12 mois dans les 18 mois précédant l'embauche,
soit travailleur handicapé, soit bénéficiaire de l'allocation
spécifique de solidarité ;
- inscrite comme demandeur d'emploi depuis au moins 12
mois dans les 18 mois précédant l'embauche soit bénéficiaire
de l'allocation spécifique de solidarité, soit handicapée,
soit résidant dans une zone urbaine sensible ;
- sans emploi depuis au moins 12 mois, bénéficiaire du revenu
minimum d'insertion ou de l'allocation de parent isolé
;
- concernée par l'aide de 330 € mais qui rencontre de
grandes difficultés d'accès à l'emploi.
L'aide forfaitaire est versée en deux fois : à l'issue
du 12ème mois de contrat et à la fin du CDD ou du 24ème mois
du CDI.
Si la durée de travail prévue au contrat est inférieure à
la durée légale ou conventionnelle, le montant de l'aide
forfaitaire est réduit en proportion de la durée de travail
du bénéficiaire.
A noter :
- Les salariés en CIE ne sont
pas pris en compte dans l'effectif de l'entreprise
pendant 2 ans (sauf en matière de tarification des accidents
du travail et des maladies professionnelles).
- Les exonérations de charges sociales spécifiques au CIE
sont supprimées pour les conventions signées après le 1er
janvier 2002.
Un contrat écrit conclu
à durée limitée ou non
Le CIE est soit un CDI, soit un CDD de 12 et 24 mois. Il prévoit
une durée hebdomadaire de travail au moins égale à 17h30 (ou
l'équivalent sur le mois ou l'année).
Sur présentation d'une attestation du médecin, cette durée
peut être inférieure pour certains travailleurs handicapés.
Le statut et la rémunération du salarié
Le salarié en CIE, à temps plein ou à temps partiel, bénéficie
des mêmes conditions de travail que les autres salariés de
l'entreprise.
Sa rémunération est au minimum égale au SMIC ou au minimum
conventionnel s'il est plus favorable.
L'accompagnement du salarié dans l'entreprise
La personne embauché en CIE peut bénéficier d'un accompagnement
social par l'agence locale pour l'emploi (ANPE) destiné
à remédier aux difficultés liées à la reprise d'emploi.
Si cet accompagnement est assuré en tout ou partie dans l'entreprise,
le salarié doit obtenir préalablement l'accord de l'employeur.
Le reversement des aides
En cas de rupture anticipée du contrat de travail (avant terme
s'il s'agit d'un CDD ou avant 24 mois s'il
s'agit d'un CDI), l'employeur doit reverser à
l'Etat l'intégralité des aides déjà perçues sauf en
cas de :
- licenciement pour faute grave ;
- force majeure ;
- licenciement pour inaptitude médicalement constatée ;
- rupture pendant la période d'essai ;
- démission du salarié ;
- rupture négociée d'un CDD, sous réserve que cet accord
résulte de la volonté commune et non équivoque des deux parties.
Quelles formalités ?
La conclusion d'un contrat initiative
emploi donne lieu à la signature :
- d'une convention entre l'employeur et l'ANPE
;
- d'un contrat de travail entre le salarié et l'entreprise.
La convention signée prend effet dès la date d'embauche
du salarié
Quelques règles simples à respecter
- Déposer une offre d'emploi à l'agence
locale pour l'emploi (ANPE) dont dépend l'établissement.
Celle-ci propose des candidats correspondant à la fois aux
critères d'éligibilité du CIE et aux compétences recherchées
par l'employeur.
- Faire une demande de convention auprès de l'ANPE avant
l'embauche.
- Signer la convention avec l'ANPE.
- Remettre une copie de la convention au salarié.
- En cas de formation et/ou tutorat du salarié, conclure une
convention de formation avec l'organisme de formation.
- Informer les institutions représentatives du personnel des
conventions conclues avec l'ANPE et de leur suivi.
- Signaler à l'ANPE toute rupture du contrat de travail
intervenant avant la fin de la convention.
A noter : Aucune convention CIE ne peut
être conclue pour une embauche bénéficiant d'une autre
aide à l'emploi.
Où s'adresser ?
- Agence locale pour l'emploi (ANPE)
;
Références
Articles L 322-4-2 à L 322-4-5 du Code
du travail
Loi de finances pour 2002 n°2001-175 du 28 décembre 2001 (article
141)
Décret n°2002-400 du 25 mars 2002
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